Certaines mesures de prévention de la grippe aviaire dans les élevages de poulets, de pintades, de dindes ou de canards ont été légèrement aménagées.
En principe, lorsque le risque d’influenza aviaire est qualifié « d’élevé » (il est classé comme « négligeable » depuis début juin dernier), les élevages détenant au moins 50 volailles doivent les mettre à l’abri.
La sortie des dindes, poulets et pintades sur un parcours réduit
Toutefois, par dérogation, les poulets de chair, les pintades et les dindes élevés en plein air pouvaient jusqu’alors être placés (dès leur 8e semaine d’âge pour les poulets et les pintades et dès leur 10e semaine d’âge pour les dindes) sur un parcours réduit (c’est-à-dire en extérieur, mais sans contact avec la faune sauvage) sans autorisation préalable du préfet.
Nouveauté : il est désormais prévu que seules les dindes élevées en plein air peuvent être placées sur un parcours réduit, dès leur 10e semaine d’âge, sans autorisation préalable du préfet. Les poulets de chair et les pintades peuvent, quant à eux, être placés sur un parcours adapté dès leur 8e semaine d’âge, après information préalable du préfet, mais sous réserve de l’obtention d’un résultat conforme lors de l’évaluation annuelle de la biosécurité et du respect d’une densité permettant la claustration des volailles en bâtiment fermé.
Autre nouveauté, avec l’autorisation préalable du préfet cette fois, les élevages détenant des dindes élevées dans des bâtiments dont la surface ne dépasse pas 120 m² peuvent, pour des raisons de protection animale, les placer sur un parcours réduit avant leur 10e semaine d’âge.
Rappel : lorsque les bâtiments d’élevage ont une surface supérieure à 120 m², le placement des volailles en parcours réduit est conditionné à l’obtention d’un résultat conforme lors de l’évaluation annuelle de la biosécurité.
La vaccination des canards
S’agissant des canards, ceux destinés à la consommation doivent être vaccinés contre le virus de la grippe aviaire. Pour ceux destinés à la reproduction, il est désormais prévu qu’ils peuvent être vaccinés, sur la base du volontariat. Sachant que les canards ainsi vaccinés, ainsi que les produits issus de ces canards, ne peuvent pas être exportés.
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